Qui sommes nous?

Le Service d’aide aux victimes est subsidié par la Région de Bruxelles-Capitale pour assurer sur l’arrondissement judiciaire de Bruxelles, une aide sociale et juridique ainsi qu’un accompagnement psychologique aux victimes d’infraction pénale et à leurs proches.

 L’A.S.B.L. a été agréée dans le cadre de l’Aide Sociale aux Justiciables dès 1989. La section d’aide aux victimes a pu véritablement développer sa compétence en 1993 . Depuis cette date, nos activités se sont multipliées au fur et à mesure de l’expérience acquise et de l’embauche de nouveaux travailleurs.

 Une permanence téléphonique est assurée chaque jour ouvrable de 9h à 17 heures. Au cours de celle-ci, nous dispensons une aide ponctuelle ou proposons un accompagnement et ce, sur rendez-vous. Ces consultations peuvent avoir lieu dans nos locaux, à domicile ou à l’extérieur si l’état physique ou psychologique de la personne le nécessite ou encore, à l’occasion de démarches.

L’aide peut être individuelle, familiale ou de groupe.

Elle s’adresse aux personnes de tout âge. Une attention particulière est apportée aux enfants; ceux dont un parent a été victime, les enfants témoins de faits de victimisation, les enfants victimes d’événements choquants (hors cas de maltraitance familiale pour laquelle les équipes SOS Enfant sont compétentes).

 La nature de l’aide aux victimes s’établit en fonction de la demande et des besoins de la personne. Dans bien des cas, la demande exprimée vise d’abord à pouvoir se situer dans les réalités sociales où la victime se trouve sans repère et sans ressource. Par ailleurs, si les conséquences de la victimisation peuvent être financières et matérielles, elles sont également psychologiques et sociales.

 A cette fin, nous abordons la problématique des victimes dans le cadre d’une approche psychosociale d’ensemble : en tenant compte tant de l’impact psychologique de l’agression que de l’implication de la personne dans le système judiciaire et des répercussions sociales directes ou indirectes.

Notre objectif est de pouvoir permettre aux victimes de reprendre le cours de leur vie malgré et avec l’événement qui est venu y faire irruption. Ainsi, l’approche globale s’adapte aux difficultés rencontrées par les victimes et leurs proches.

L’aide recouvre donc plusieurs niveaux :

 

L’aide psychologique n’intervient pas suite à un désir de travail sur soi. Dans certains types de victimisation, le traumatisme saisit la personne de manière brutale sans qu’elle puisse en comprendre le sens et la raison d’être. L’accompagnement psychologique vise directement le vécu traumatique: il s’agit d’entendre la cassure que l’événement a produit chez la victime, de mobiliser les ressources de la personne face aux heurts de l’existence, de retravailler les mécanismes de défenses psychologiques de survie ainsi que sa capacité à maintenir ou restaurer ses liens sociaux.

 Par ailleurs, nous offrons également une aide aux victimes de faits anciens qu’ils soient récurrents ou enfouis. A ce niveau, la demande d’aide psychologique participe souvent tant du désir d’être entendu et reconnu comme victime que du souci de recevoir une aide adaptée pour se déprendre de l’emprise traumatique.

L’aide psychologique ainsi octroyée apporte la reconnaissance et la possibilité de reconstruction à partir de la situation particulière de ces victimes et des effets spécifiques de leur victimisation ( abus sexuel, harcèlement..).

Reconnaissance ne signifie pas renforcement de l’identité de victime ou capture identificatoire; le service d’aide aux victimes cherche à remobiliser les ressources des personnes pour leur permettre de reprendre le cours de leur existence.

 

 

La consultation juridique: a pour objet d’aider les personnes victimes d’infractions pénales à connaître l’étendues de leurs droits et obligations. Le premier axe de cette consultation est relatif à l’information et l’ explication de la procédure pénale, l’analyse des conséquences juridiques d’une infraction ( cheminement d’une plainte, le déroulement du procès et les modalités de réparation du dommage matériel ou moral).

 Le second axe vise le contact avec  le parquet et en particulier le service « accueil des victimes du parquet », les avocats, la commission d’aide aux victimes d’actes intentionnels de violence ainsi que les autres organismes actifs dans le domaine social et de la santé (sos viol, service social des étrangers, sos inceste...)